JUNIORS FRANCAIS - CHAMPIONNATS D'EUROPE - Southampton 2007

BILAN SPORTIF (le télecharger)

 

 

Sur le plan du spirit…

Sur le plan physique...

Sur le plan de la communication…

Sur le plan du jeu du lanceur…

Sur le plan du jeu de l’attaquant sans frisbee…

Sur le plan du marqueur sur le lanceur…

Sur le plan du défenseur…

Sur le plan des organisations défensives…

Sur le plan des organisations offensives…

Sur le plan du règlement…

Conclusion

Résultats des matches et classement terminal

 

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Sur le plan du spirit…

… Les juniors ont été exemplaires à la fois sur et en dehors du terrain.

Sur le plan physique…

… Malgré onze matches (dont beaucoup ont dépassé 90 minutes – deux dépassant 120 minutes), les organismes ont bien réagi. Les joueurs ont respecté les conseils diététiques, se sont étirés après les matches, et ont respecté un temps de sommeil.  Il y a eu de l’intensité athlétique présente jusqu’à la fin.

Pistes d’amélioration : trop souvent, la générosité de vouloir être toujours, tout le temps, utile pour l’équipe sur le terrain, s’est retournée contre certains joueurs qui, aux moments importants, n’ont pas pu peser sur le jeu comme il était possible de l’espérer ou, plus grave, ont fini par se blesser. La gestion de l’effort dans le point, dans la partie, tout au long d’une compétition reste un vrai domaine d’apprentissage pour nos jeunes joueurs. De plus, face à des adversaires très athlétiques, nos joueurs doivent continuer à se construire une condition physique et développer un rapport à l’opposition plus importante.  

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Sur le plan de la communication…

… Les joueurs ont appris de plus en plus à se parler sur le terrain et cela a permis d’enrichir la régulation des placements et déplacements défensifs. Ils se sont écoutés.

Pistes d’amélioration : la prise d’information de nos juniors sur le terrain est restée, pour beaucoup, trop limitée à l’environnement très proche (sans balayer l’espace lointain) ou un élément unique (par ex. l’attaquant que l’on surveille, le frisbee, son espace à défendre). Alors qu’une information élargie reconstitue la perception et la compréhension de la dynamique de jeu qui se déroule. « Bloquer » un une-deux nécessite de la part du marqueur d’avoir remarqué la configuration, la course du réceptionneur potentiel, le retard de son défenseur direct pour prendre la décision de « fermer » provisoirement cette possibilité offensive ; quitte à modifier provisoirement la force, le temps de dissuader.  

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Sur le plan du jeu du lanceur…

… Ce qui a été particulièrement positif fut l’application grandissante de rechercher une solution qui fasse avancer le frisbee avant de chercher le soutien

... Les lanceurs ont accepté de sortir de leur zone de sécurité maximale pour exprimer davantage ce qu’ils sont habituellement capables de réaliser à l’entraînement.

… Reste que le nombre élevé de turnovers non provoqués et des passes décisives  « mal » négociées a pesé lourdement sur la balance. Les scores sévères ne reflétant pas les nombreuses opportunités que l’équipe s’est procurée.

   Pistes d’amélioration : le niveau général doit s’élever. Les joueurs doivent non seulement continuer leur apprentissage de base, mais apprendre à s’exprimer en situation d’opposition et de stress. Beaucoup trop de joueurs ont à apprendre à « travailler » leur marqueur ; et, ceci, sans parasiter leur équilibre et leur prise d’information. Ils doivent aussi apprendre à donner des informations à leurs attaquants si les solutions proposées ne sont pas adaptées. Enfin, ils doivent apprendre à gérer le rythme de leur jeu pour ne pas transformer un jeu rapide en un jeu précipité et l’adapté de façon optimale par rapport à la situation.

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Sur le plan du jeu de l’attaquant sans frisbee…

           ... Pas ou peu de déchets sur les « catches » comparés aux lancers. Malgré une évolution dans le bon sens, nos appels ne furent pas toujours articulés les uns par rapport aux autres, ni organisés dans une stratégie collective lisible telle que la ligne par exemple.

... De plus, les lanceurs ont beaucoup souffert d’un manque d’ouverture des « cuts » qui rendait la passe plus délicate et l’action défensive adverse plus présente.

Pistes d’amélioration : les juniors doivent connaître les stratégies de bases en attaque et être capables d’articuler placements et déplacements. Quant aux « cuts », ils doivent non seulement apprendre à les ouvrir en fonction de la pression qu’exerce le marqueur sur le lanceur, mais aussi à les varier en proposant des solutions côté fermé (ce qui aurait permis à notre attaque d’éviter de se laisser enfermer le long de la ligne). La notion de contact visuel avec le lanceur semble aussi, pour certains, à installer.

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Sur le plan du marqueur sur le lanceur…

           ... D’un marqueur « naïf » nous sommes passés à un marqueur qui exerçait une véritable pression et dont la couverture défensive s’est élargie à la fois horizontalement et verticalement. Ceci a été rendu possible, entre autres, par une action plus équilibrée et active du train inférieur, une utilisation plus « balayante » du pied et des bras. Nous avons été peu « breakés » côté fermé et notre premier rideau en défense de zone a été très efficace.

Pistes d’amélioration : les marqueurs ont trop souvent « collé » leur lanceur ce qui a eu un triple effet : réduire leur lisibilité concernant l’action du lanceur (par ex. trop de longue sont parties sans que le marqueur n’ait pu esquisser un seul geste), réduire leur couverture défensive potentielle, réduire leur prise d’information sur leur environnement proche. Les juniors doivent apprendre à cerner quelle est la distance de charge optimale qui leur permettra d’exercer la plus grande gêne sur le lanceur.

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Sur le plan du défenseur…

           ... Bien qu’en progression constant sur cet aspect du jeu, nos défenseurs se sont montrés assez régulièrement « naïfs » contre une attaque en ligne en se laissant «embarquer » par des pseudo appels de fixation côté fermé de l’attaquant qui en profitait ensuite pour s’ouvrir totalement le côté ouvert.

Pistes d’amélioration : les juniors doivent intégrer davantage la notion de bon placement en rapport à une force et intégrer davantage leurs actions spécifiques dans l’organisation globale.

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 Sur le plan des organisations défensives…

           ... La quasi-absence de vent (mais pas de soleil !) durant cet Euro n’a pas permis de mettre en valeur véritablement tous les atouts qu’offrait notre défense de zone. Et d’un autre côté, l’équipe a très bien défendu et provoqué un grand nombre de turnovers. Sans avoir de nombre exact, j’ai le sentiment que le nombre de points directs marqués par les équipes adverses (c'est-à-dire quand elles récupéraient le frisbee pour la première fois dans le point à la suite de l’engagement ou d’un turnover) a été très inférieur par rapport au nombre de points indirects. En d’autres termes, nous avons souvent été en position de faire le break sans pouvoir concrétiser. Cela s’est traduit par des points disputés qui duraient et faisaient durer les parties.

           … Notre défense individuelle a souvent souffert d’une inconstance de nos défenseurs à se placer et à respecter la force et d’une adaptabilité réduite des marqueurs pour « stopper » le déroulement du jeu côté ouvert quand cela s’avérait nécessaire. 

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Sur le plan des organisations offensives…

           ... L’équipe a joué avec une organisation s’appuyant sur deux ou trois handlers désignés alternant un jeu court (entre handlers) et mi-long sur les middles. Elle a aussi réussi quelques très beaux points et progressions en longue. L’équipe a démontré de réelles capacités à conserver le frisbee et le faire progresser lorsqu’elle était défendue homme à homme.

… À la différence de nombreuses équipes, l’attaque française a construit des progressions parfois très spectaculaires, voire inspirées.

… L’équipe a cependant éprouvé des difficultés à s’en sortir rapidement face à une organisation défensive type cup, trouvant toujours les solutions mais bien trop tardivement dans le match. Elle devait alors courir après le score.

            Pistes d’amélioration : l’équipe doit encore progresser dans sa capacité à gérer le rythme (la respiration) de son jeu. Le toujours rapide, rapide, rapide… finit par aboutir à un essoufflement, une altération de la lucidité, une diminution des performances techniques. Chaque joueur qui la compose devrait déjà posséder un capital de savoirs et de savoir-faire disponibles face à des organisations défensives traditionnelles.

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Sur le plan du règlement…

… Mis à part pour le match avec la Suède, l’équipe n’a pas été pénalisée de sa connaissance très superficielle des règles de jeu. Le niveau de connaissance reste cependant très en deçà de ce qui peut être attendu d’un joueur évoluant en équipe nationale.  

Pistes d’amélioration : les juniors doivent s’approprier complètement le règlement auprès de joueurs expérimentés.

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Conclusion

Le groupe France s’est montré très solidaire et les joueurs sont restés soudés tout au long de la compétition quels que soient les résultats des matches. Cette solidarité ainsi qu’une faculté d’assimilation et d’intégration ont permis à cette jeune équipe de France (3,2 année d’ultimate de moyenne chez nos joueurs) d’élever son niveau de jeu au fil des matches.

Cependant, l’équipe a aussi été très inégale dans sa capacité à maintenir son meilleur niveau tout un match. À ce niveau de la compétition, il apparaît difficile d’envisager de meilleurs résultats face à des nations capables d’être solides et régulières. Des disparités très importantes de niveaux entre les joueurs à la fois sur les plans de la technique, de la connaissance et compréhension tactiques, de l’expérience du jeu « outdoor », de l’expérience de la compétition et de la gestion de la pression sont certainement en cause et doivent faire l’objet d’une réflexion globale plus générale au niveau de la formation.

Dans cette compétition, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Suède sont apparues un cran nettement au-dessus. L’Autriche, la Belgique, la France étaient assez proches. Tandis que la République Tchèque, Israël, et l’Estonie étaient un cran en dessous.

           En définitive, ce fut une belle aventure durant laquelle chacun (staff comme joueurs) sort enrichi et plein de souvenirs